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14.Je suis brésilien-vol.00-cap02-14

14. “Je suis brésilien” (1866).

Letra: Henri Meilhac e Ludovic Halévy. Música: Offenbach.

Gravação recolhida na internet. Intérprete : Dario Moreno (1957).


Je suis brésilien, j’ai de l’or (1)

Et j’arrive de Rio de Janeiro.

Plus riche aujourd’hui que naguère,

Paris, je te reviens encore.

Deux fois, je suis venu déjà,

J’avais de l’or dans ma valise

Des diamants à ma chemise,

Combien a duré tout cela ?

Le temps d’avoir deux cent amis,

Et d’aimer quatre ou cinq maîtresses.

Six mois de galantes ivresses,

Et plus rien! ô Paris! Paris!

En six mois, tu m’as tout raflé.

Et puis vers ma jeune Amérique

Tu m’as, pauvre et mélancolique.

Délicatement remballé.

J’ai brûlé de revenir

Et là-bas, sous mon ciel sauvage.

Je me répétais avec rage :

Une autre fortune ou mourir.

Je ne suis pas mort, j’ai gagné

Tant bien que mal des sommes folles.

Et je viens pour que tu me voles

Tout ce que là-bas, j’ai volé.

Tout ce que là-bas, j’ai volé.

Tout ce que là-bas, j’ai volé.

Oh ! Je suis brésilien, j’ai de l’or

Et j’arrive de Rio de Janeiro.

Plus riche aujourd’hui que naguère,

Paris, je te reviens encore.

Je suis brésilien, j’ai de l’or

Et j’arrive de Rio de Janeiro.

Paris, Paris, Paris, Paris,

Je te reviens encore!

Hourrah, hourrah, hourrah.

Je viens de débarquer.

Mettez vos beaux cheveux, cocottes.

Hourrah, hourrah, hourrah.

J’apporte à vos quenottes

Toute une fortune à croquer.

Le pigeon bien plumé, plumé.

Prenez mes dollars, mes banknotes.

Ma montre, mon chapeau, mes bottes.

Mais dites-moi que vous m’aimez.

À moi les jeux et les rires

Et les danses cavalières.

À moi les nuits de Paris,

Qu’on m’amène au bal d’Asnières.

Sachez-le bien seulement,

Car c’est là ma nature.

J’en prendrai pour mon argent,

Je vous le jure!

J’en prendrai pour mon argent,

J’en prendrai pour mon argent.

Venez, venez, venez, venez!